Les marques que l’on choisit sans s’en rendre compte.

Pourquoi votre prochain client a probablement déjà décidé… avant même sa recherche sur Internet ? Deux études internationales publiées par Carat, SiriusXM Media et System1 apportent une réponse étonnante.

Elles montrent que l’audio ne se contente pas de faire connaître une marque : il lui permet d’entrer dans cette courte liste mentale qui guide nos décisions bien avant le premier clic. Une explication précieuse pour les pros de la radio confrontés à des annonceurs convaincus que seules les statistiques du digital racontent toute l’histoire.

Vous êtes en voiture. Un gravillon frappe votre pare-brise. La fissure s’étend. Votre premier réflexe sera sans doute de sortir votre téléphone et de rechercher un centre spécialisé près de chez vous. Mais avant même d’ouvrir Google, un nom vous vient déjà à l’esprit. Pourquoi celui-là ? Parce que vous l’avez souvent entendu dans votre radio à 4 roues qu’est votre voiture.

Avant le clic, votre cerveau a déjà commencé le travail

Nous aimons croire que nous choisissons rationnellement. En réalité, notre cerveau adore les raccourcis. Imaginez trois situations très simples.

  • Votre pare-brise est fissuré.
  • Vos enfants réclament un hamburger sur l’autoroute.
  • Votre contrat d’assurance arrive à échéance.

Dans chacun de ces cas, Internet va vous proposer une longue liste de résultats. Pourtant, cette liste est déjà triée dans votre tête. Deux ou trois enseignes vous viennent immédiatement à l’esprit parce que vous les connaissez déjà. Elles vous paraissent plus familières, donc plus rassurantes.

Ce phénomène est exactement ce que décrit l’étude The Power of Sound. L’audio accompagne les consommateurs lorsqu’ils conduisent, cuisinent, travaillent ou se détendent. À force d’être présent dans ces moments de vie, il transforme progressivement une marque en connaissance familière plutôt qu’en simple publicité. Les auteurs rappellent d’ailleurs que l’audio génère plus de 10 000 secondes d’attention pour 1 000 impressions, avec un taux moyen de mémorisation de marque de 41 %, alors même qu’il reste largement sous-investi par les annonceurs.

Le digital allonge la liste. La radio la raccourcit.

Voilà sans doute la meilleure façon d’expliquer la complémentarité entre les médias. Le digital allonge la liste des possibilités. La radio raccourcit la liste des évidences.

Lorsque vous recherchez un centre de réparation de pare-brise, Google peut afficher quinze établissements autour de vous. Pourtant, votre cerveau n’en considère réellement que deux ou trois. Et une marque sort du lot. Les autres existent, mais elles sont presque invisibles.

La radio ne remplace pas le moteur de recherche. Elle réduit silencieusement le nombre de concurrents auxquels le consommateur pense vraiment. Autrement dit, le digital aide à choisir parmi les marques connues. La radio travaille à faire partie de ces marques connues.

 

Cette mécanique explique pourquoi l’audio agit souvent bien avant qu’un indicateur numérique puisse le mesurer.

Ce que les chiffres mesurent enfin

Pendant longtemps, cette influence restait difficile à démontrer. L’étude The Secret to Profit and Trust : Audio réalisée par Effie et System1 apporte désormais des chiffres particulièrement parlants.

Les campagnes qui intègrent de l’audio affichent une probabilité de rentabilité supérieure de 75 %, une confiance envers la marque en hausse de 81 %, ainsi qu’une meilleure acceptation des prix par les consommateurs.

Les créations qui associent émotion, identité sonore et répétition dans le temps obtiennent les meilleurs résultats commerciaux.

 

Ces données ne signifient pas que les consommateurs achètent immédiatement après avoir entendu un message. Elles montrent quelque chose de plus intéressant. Lorsqu’arrive enfin le moment de choisir, la décision demande moins d’effort parce que la marque est déjà installée dans leur mémoire.

« La publicité ne crée pas forcément le besoin, mais elle réduit mécaniquement l’hésitation. »

 

Le thermomètre et la climatisation

Prenons une autre image. En pleine canicule, votre salon affiche 25 °C. Le thermomètre constate simplement cette température. La climatisation, réglée elle aussi sur 25 °C, explique pourquoi il fait bon dans la pièce, alors qu’il fait plus de 35° à l’extérieur. La climatisation agit en continu, même lorsque personne ne la regarde.

Le digital ressemble souvent au thermomètre. Il mesure les clics, les formulaires ou les appels. La radio ressemble davantage à la climatisation. Elle agit discrètement, en continu, chaque jour, jusqu’à créer les conditions qui rendront ces clics beaucoup plus probables.

Le digital mesure le résultat que l’audio ou la radio contribuent à fabriquer.

Changer le logiciel des annonceurs

Face à un annonceur local, qui dit : « Avec la radio je n’ai pas de retour, alors qu’avec le digital c’est facile pour moi de le mesurer », il ne s’agit pas d’opposer la radio au digital. Il s’agit d’expliquer qu’ils ne répondent pas à la même question.

Le digital répond à « Qui a acheté ? »

La radio répond à « Pourquoi cette marque plutôt qu’une autre ? »

Cette nuance change complètement la conversation. Un clic mesure une décision. La radio construit toutes les petites impressions qui rendent cette décision presque évidente.

C’est précisément cette partie invisible que les deux études internationales commencent aujourd’hui à mesurer. Et c’est probablement l’un des meilleurs arguments dont disposent les radios pour décrire ce qu’elles font pour les annonceurs locaux.

Sources

 

Jef Duplaix
Mediatic Conseils

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