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A quoi mesure-t-on la valeur éditoriale ou divertissante de votre radio ?

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Si certains titres de presse arrivent, non sans difficultés, à générer des revenus issus d’abonnements payants (comme Mediapart par exemple avec plus de 100’000 abonnés payants) posons-nous la question pour le média radio. Quel auditeur serait prêt à payer pour quel programme ? Les services quotidiens rendus par les radios sont pourtant nombreux :  infos locales, nationales ou internationales, reportages en direct, interviewes, sketches humoristiques, info météo, info trafic, marchés financiers, libres-antennes, débats…

 

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Les contenus radio n’auraient-ils aucune valeur ?

C’est faux puisque quelques exemples nous démontrent le contraire, avec des abonnements payants de l’ordre de 5$ par mois : 

  • Deezer : 6 millions d’abonnés payants (sur 16 millions d’utilisateurs  actifs par mois)
  • Spotify : 15 millions d’abonnés payants (sur 60 millions d’utilisateurs actifs par mois)
  • Pandora : 3,3 millions d’abonnés payants (sur 75 millions d’utilisateurs actifs par mois)

 

abonnements là bas si j'y suis

 

En France, l’ex émission de France Inter, « Là bas si j’y suis » de Daniel Mermet devrait atteindre 10’000 abonnés payants et assurer sa pérennité. N’il-y-a-t-il donc que les contenus contestataires susceptibles de recueillir des revenus d’abonnés ? Non, puisque les plateformes musicales n’ont rien d’alternatives. Outre le fait de ne pas diffuser de publicité pour les abonnés premium.

 

Le mouvement de rejet de la publicité s’amplifie

La mode des Adblockers traduit le raz le bol contre la pub envahissante. Et la radio commerciale porte une lourde part de responsabilité dans ce phénomène. Simplement parce que personne ne se soucie de la qualité des messages publicitaires qui occupent pourtant jusqu’à 20% des temps d’antenne. C’est le paradoxe de la pub radio, le mal nécessaire, celui qui permet d’engranger une forte rentabilité sans contenu à forte valeur ajoutée. Mais, en ces temps de révolutions surprises, de bouleversements éclairs, ne restons pas aveuglés par cette situation confortable.

Les plateformes musicales sont en train de bousculer le modèle économique de la radio ou disons plutôt de façonner un nouveau modèle économique de l’audio. Les radios « gratuites » auront toujours du succès, tant que les annonceurs trouveront utile de payer pour être entendus. Car là aussi, le changement est en marche : la tendance est au « Earned Media ».

POEM pour Paid, Owned and Earned Media

Paid Media désigne l’espace publicitaire acheté par la marque sur les médias digitaux ou traditionnels.

Le Owned Media désigne les points et supports d’exposition possédés et contrôlés par la marque. Le point central du owned media est le plus souvent le site web de marque auxquels peuvent s’ajouter des comptes Facebook ou Twitter ou un blog de marque. Dans un cadre plus large, les points de vente, la PLV, les enseignes peuvent également être considérés comme du owned media.

Le Earned Media désigne l’exposition dont bénéficie gratuitement la marque sur des supports personnels ou professionnels qu’elle ne contrôle pas. Il s’agit essentiellement des mentions sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc,), sur les espaces de commentaires (avis consommateurs, commentaires articles presse) et des diffusions virales de vidéos. Les retombées presse peuvent également être considérées comme du earned media. (source : www.definitions-webmarketing.com

En conclusion, je vous propose de vous interroger sur la valeur éditoriale de votre radio, sur l’intérêt, la qualité et l’efficacité des messages publicitaires que vous diffusez. Rien d’urgent, mais n’attentez pas que le ciel vous tombe sur tête avant de commencer à réfléchir au modèle économique de la radio du futur. 

Michel Colin